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Marcel Dirou l'homme qui peignait en secret (le télégramme)

Depuis 2010, l'Hôtel des ventes de Saint-Brieuc a vu passer les oeuvres d'un peintre inconnu de tous. Lors de la dernière vente, le 26 novembre, pour son « Portrait d'homme au pardessus vert », les enchères sont montées à 1.050 €.

Jean-Michel Juillan, commissaire-priseur, est lui-même étonné par la quantité et surtout la qualité du fonds d'atelier qu'il a eu à inventorier, puis à mettre en vente. L'un des premiers acheteurs de Marcel Dirou, Hervé Le Roch, se dit fasciné par cette oeuvre qui l'a profondément ému.
Mais les Lamballais connaissent ce peintre, même s'ils ignoraient qu'il était un tel créateur.

Un homme passionnéet passionnant

Marcel Dirou est né à Carantec en 1942. Il est décédé en 2009 et a été, pendant presque 30 ans, un professeur du lycée professionnel Henri-Avril. Nombreux sont les mécaniciens de notre région, en particulier en matériel agricole, qui ont progressé en orthographe pour échapper à ses colères ou à ses remarques ironiques ! Il n'épargnait pas non plus ses collègues, qui finalement riaient avec lui, car il avait souvent le sourire en coin.En dehors du lycée, les Lamballais connaissaient la silhouette discrète de l'homme faisant ses courses au centre-ville ou en chemin vers la gare, direction Paris.Cet homme-là avait deux passions : la littérature américaine, celle des grands espaces et des sombres passions, de Faulkner à Russel Banks. Et puis la peinture : il ne manquait pas les grandes expositions, même lorsqu'elles avaient lieu dans la capitale. Quand il avait l'occasion de parler peinture, ses interlocuteurs étaient frappés par ses connaissances et par la force de ses convictions.

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