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Quand le poète Moncef Ghachem vient nous parler de printemps arabe et de poésie, un compte-rendu de Charles Gesret.

Le 5 octobre 2012, la classe de 1ère L accompagnée de Mme Dabchy, Mme Guilloteau-Marchand et de M. Le Flohic a rencontré le poète tunisien Moncef Ghachem afin de parler de la révolution arabe qui touche son pays (où elle est appelée « la révolution de jasmin ») et de son œuvre poétique notamment.

Cette fois-ci nous n’avons pas à nous déplacer, nous restons au lycée. Le rendez-vous a lieu à 11h00 en salle B14 où tout est déjà préparé pour la venue de notre invité. Nous attendons la visite d’un monsieur qui a l’habitude de voyager. Il s’agit de Moncef Ghachem, poète tunisien. C’est avec lui, c'est-à-dire à l’aide de ses poèmes, que nous allons bourlinguer.
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En effet, d’après lui, les langues ont le génie d’être vivantes. On ne peut les arrêter, comme en témoigne la poésie allemande qui reste aussi riche après la censure des nazis pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi, si la révolution s’est organisée, c’est aussi grâce aux réseaux sociaux, grâce aux langues, elles qui ont été utilisées comme une arme par les écrivains. Parmi ces langues qui ont aidé à la liberté, on trouvera peut-être du français. Ecrire d’une langue autre que celle de son pays d’origine enrichit cette langue d’accueil. Il cite Rimbaud : « la poésie est indéfinie et infini ». Né près d’un cimetière au bord de la mer méditerranée dans la ville de Madhia en Tunisie, c’est bien cette vie qu’il chante, la beauté de la vie face à la mort, la beauté de l’instant présent, la beauté de la jeunesse qui se bat.
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Finalement, le poète aura répondu à nos questions mais toujours d’une façon détournée, citant des poètes, des personnes qui lui sont chères. Mais cela en dit assurément plus sur sa personnalité. Un beau voyage de 2h30 et une leçon d’humilité pour les jeunes pousses d’écrivains en herbe que nous sommes. Nous ne pouvons que recommander de lire, d’écouter ce poète qui réalise dans ses textes un mélange particulièrement réussie de la langue française et de la pensée maghrébine.
Charles Gesret 1èreL
Lire son compte-rendu complet sur le blog de la classe