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Conférence sur les bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale

Le mardi 6 novembre 2018 Monsieur Alain QUILLEVERE un ancien professeur des écoles et historien nous a fait l'honneur de venir dans notre classe de 1ère L pour nous parler des bals clandestins pendant la Seconde Guerre mondiale dans le département des Côtes du Nord, qui est un phénomène étudié depuis peu.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les bals ponctuaient des moments de réjouissance collective dans une Bretagne ou 63 % du territoire était rural car il y avait peu de grandes villes et pas d'industrie.Les bals avaient une fonction sociale, en effet c'était le seul moment de rencontre entre filles et garçons dans des petites salles rythmées par les danses de couples que l'Église condamnait en parlant de débauche.Les salles était généralement implantées sur la côte et étaient animées par des jazz (grosse caisse groupe style).C'est en mai 1940 que l'offensive allemande est lancée et Georges MANDEL fait alors interdire les bals en France.

Puis on interdit les réunions, les cortèges et les défilés. Le 23 mai 1941 un arrêté est publié contre les bals. Le régime de Vichy évoque des raisons morales et veut lutter contre « l’esprit de jouissance qui a prévalu avant la guerre et qui a mené à la défaite3 selon Pétain. Plus tard même le gouvernement provisoire conserve l'interdiction des bals. Ce n’est que le 30 avril 1945 que la liberté de la danse est rétablie.

Malgré l'interdiction, les bals clandestins furent un phénomène de grande ampleur car il y en a eu des milliers.Ils n'étaient pas organisés dans des grandes villes et le lieu différait en fonction de la danse.En général les bals était en plein air ou dans des granges ou au domicile des organisateurs. Les participants pouvaient être de 4 à 400 personnes. La plupart des informations concernant l'existence des bals provient des PV de gendarmerie (que M.Quillévéré a consulté aux archives départementales), de déclarations de témoins directs de lettres anonymes.

La répression pouvait aller jusqu’à de la condamnation à la prison pour les organisateurs. Les musiciens pouvaient voir leurs instruments saisis. Les établissements concernés pouvaient être fermés et les propriétaires être condamnés à de l'internement administratif.PAILLOT Pénélope