Retour à la page précédente

Courir ensemble : édition 2018


Depuis maintenant quatre ans, les élèves volontaires de terminale du lycée Henri Avril participent avec Athéol, implantée à Lamballe et Ker Dihun à Saint Brieuc aux 10kms des foulées lamballaises.



Athéol propose différents séjours avec ou sans hébergement, afin d’offrir un soutien aux enfants et adultes en situation de handicap et leur famille.

De son côté, Ker Dihun accueille en résidence principale des personnes adultes de 18 à 60 ans, atteintes de séquelles physiques et neuro-psychologiques.

La plupart des bénéficiaires de Ker Dihun sont des traumatisés crâniens et cérébro-lésées. 

Les visites des centres : 


Dans le cadre de notre collaboration, nous étions une dizaine à aller visiter chacun des centres. L’accueil des bénéficiaires a été très agréable et joyeux. Lors de la visite de Ker Dihun, Nicolas, éducateur sportif, nous a accueilli un mercredi après-midi. Ainsi, à peine les portes de l’établissement franchies, des résidents nous saluent, joyeux de recevoir des visiteurs. Nicolas nous a rappelé que dans la majorité des cas, le traumatisme a été provoqué par un accident de la voie publique ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Avant l’accident, les résidents étaient donc “comme vous et moi”, seulement aujourd’hui ils ont besoin d’un accompagnement au quotidien, et là est l’intérêt d’une maison d’accueil spécialisée. En salle de réunion, on nous explique les nombreuses activités mises en place chaque jour pour stimuler la créativité des bénéficiaires et les aider à retrouver les automatismes perdus. On trouve par exemple des ateliers comme l’informatique, la cuisine, la lecture de l’actualité, les travaux manuels, la peinture, le dessin, l’esthétique, la musique… Ainsi, certains résidents ré-apprennent peu à peu les petites choses de la vie et il arrive parfois que l’un d’entre eux gagne suffisamment en autonomie pour quitter le centre et vivre ailleurs, toujours avec l’aide de plusieurs accompagnateurs. Les équipements sont nombreux : la salle de gymnastique, dotée d'équipements sportifs adaptés, est aussi utilisée par l’Association hospitalière de Bretagne et le club de handisport de Saint-Brieuc, la salle Snoezelen de relaxation et détente (approuvée par nos nombreux tests !), et les salles d’activités de kinésithérapie, de psychomotricité, d’ergothérapie et de balnéothérapie. Cette visite a été l’occasion pour certains d’entre nous de découvrir de nombreux métiers tels que responsable d’établissement, responsable adjointe, médecins, psychologue, neuropsychologue, orthophoniste, infirmiers, assistante sociale, aide médico-psychologique, aide -soignant, agent de service, kinésithérapeute, psychomotricien, ergothérapeute, animateur, secrétaire, homme d’entretien, etc.

Pour nous, ces visites ont été une véritable sensibilisation aux difficultés du handicap.

Les entraînements du vendredi midi :

Cinq séances d’entraînement furent au programme, autour du plan d’eau de Lamballe. Nos compagnons d’entraînement, bénéficiaires de Ker Dihun ou Athéol : Eric, Charlie, Nathanael ou Renan étaient toujours d’excellente humeur et ont fait preuve d’un sens de l’humour bien développé. Ils se sont montrés particulièrement attachants, et nous nous accordons tous pour souligner la richesse de ces rencontres. 

Les foulées du 19 mai : 


Le jour tant attendu de la course arrive. Nous nous retrouvons à une vingtaine de coureurs au centre Athéol, qui nous prête ses joëlettes même si leurs résidents ne peuvent participer à la course cette année. Il faut gonfler les joëlettes, les mettre en place et en route vers le plan d’eau, où Charlie, Eric et Nathanael accompagnés de Véronique et Nicolas, nous attendent pour récupérer les dossards. Avant le départ, certains appréhendent un peu de ne pouvoir suivre les joëlettes pendant les 10kms de course.
Mais le départ est bien assez vite donné. Sous des applaudissements des spectateurs, nous cherchons à maintenir un rythme, mais nous nous rendons vite compte que certains sont plus à l’aise pour l’avant que l’arrière, ou même sur les côtés où tout l’équilibre se joue. Assez vite, un esprit d’équipe s’installe où chacun se relaie, encourageant l’un et l’autre quand les difficultés se font sentir. Tout le long du chemin, les spectateurs nous encouragent. Et c’est dans la bonne humeur, le sourire aux lèvres et en chantant qu’on atteindra la ligne d’arrivée, après près d’une heure un quart de course. 

Les commentaires fleurissent à l’arrivée : 


Suzy : « ce n’était que partage, rire, bonne humeur et superbe expérience, un vrai plaisir ! Merci à tous ! »


Cyran : « agréable expérience en compagnie d'une équipe forte mentalement et toujours de bonne humeur » Marie : « superbe course avec un super esprit d’équipe ! Trop bon moment ! »

Typhen : « expérience géniale »,
Titouan : « Archi cool de courir en équipe et pour une bonne cause ! »


Pour ma part, j’ajouterai juste que l'expérience, transmettant des valeurs comme le respect et la solidarité, est à renouveler !

Maelys Carfantan

Voir l'article de l'édition 2017