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Les animaux des régions tempérées face aux changements climatiques.

Dans le cadre de la fête des sciences au lycée, Joan Van Baaren ((Ecobio Rennes) est intervenue au lycée

3 axes pour cet exposé :
1) les modifications des aires de répartition.
Un des exemples choisis a été celui de la Processionnaire du pin qui a étendu son aire de répartition suite au changement climatique et est passée en France alors que ses prédateurs naturels sont en Afrique et en Espagne.

2) les modifications des communautés animales et des réseaux trophiques.
L’étude et la présentation du comportement des parasitoïdes très utilisés dans le cadre de la lutte biologique comme par exemple les Aphidius qui pondent leurs œufs dans les larves de pucerons et les momifient.
Le réchauffement climatique fait que les thermo référendums des plantes, des insectes phytophages et des parasitoïdes ne correspondent plus, ce qui peut entraîner la prolifération d’insectes ravageurs et donc la diminution de la productivité des cultures.

3) les modifications de la phénologie (calendrier des phénomènes).
Des décalages entre l’ouverture des bourgeons du chêne, le développement de la larve d’un insecte phytophage, la phalène brumeuse et les oiseaux prédateurs de cette chenille (les mésanges charbonnières et les mésanges bleues) montrent comment des désynchronisations peuvent avoir des conséquences sur le réseau trophique.

Bilan : les animaux s’adaptent lentement, plus lentement que ne se font les changements climatiques. Les espèces à cycle court (souvent les espèces de petite taille) sont celles qui peuvent s’adapter le plus facilement

Après cet exposé scientifique très intéressant, les élèves ont pu poser des questions sur le cursus scolaire et universitaire de la professeure d’université et sur son travail au quotidien (même le salaire a fait l’objet de questions).

Retenir « qu’il faut se donner les moyens de réussir quand on a un projet et un objectif ».

Denis Rault