C'est le printemps des poètes

Un air de René Char par Léna S

Développement d'aphorisme:

C'est quand tu es ivre de chagrin que tu n'as plus du chagrin que le cristal. C'est quand tout te semble perdu: jours noirs, nuits blanches. Quand une passion maladive dévore, vorace, s'installant dans un nid de rêves brisés. Il faut voir la colombe sous les plumes du corbeau, la transvoler avec douceur jusqu'au Verbe. Recueille l'oiseau larmier en ton sein, berce-le, c'est en étant père attentif qu'il prendra son envol. Plus tard, s'il ne reste, derrière lui, que le limon du nid, sculpte-le. Peut-être qu'il ne restera que boue. Peut-être qu'il deviendra lumière.
Est-ce parce que tout semble déCHARné qu'il ne faut plus s'aCHARner?

Aphorisme:

Qu'importe l'heure et le lieu où la mort nous a fixé rendez-vous! Tant que l'oiseau continuera de chanter, l'étincelle dansera.

Où est Charlie ? (Léna L)

Mercredi 7 janvier
Horreur devant la télé
Attentat terroriste
Contre des journalistes,
Contre des dessinateurs
Qui vivaient avec la peur.

Ils avaient pour seule arme un crayon.
Ils ont payé de leur vie leur affront.
Caricaturer, ridiculiser,
De tous les bords, tous les côtés
C'est bien là leur seul péché.
Depuis quand ne peut-on plus dessiner ?

Une kalash pour les lâches,
Un stylo pour les héros.
Voici le beau crédo
Que la foule clamait sans relâche.
11 janvier, 4 millions d'indignés,
C'est bien de défiler, mais que fait-on après,
Face à la possible limitation
de notre chère liberté d'expression ?

Doit-on expliquer aux enfants
Que ceux qui dessinent sont méchants ?
Que tracer, gommer et recommencer encore
Pourrait un jour les envoyer à la mort ?

12 caricatures de Mahomet,
12 apôtres libres assassinés.
Selon le message du Pape,
Pour ne plus que ça dérape :
Plus aucun sujet qui fâche
Éloignera la kalash.

Lorsque ça tire
Sur la satire
Inquiètons-nous,
Rebellons-nous.
Soyons des millions à prendre la plume,
Quitte à en laisser quelques unes.

Prenons les crayons avec insolence,
Pour que leur rage et leur courage aient un sens.
Amoureux de vivre à en mourir,
Ne laissons pas leur mémoire dépérir.
Ils ont préféré mourir debout
Que de vivre leur vie à genoux.

Lorsque des milliers d'hashtags
Créent d'immenses vagues :
De protestations,
D'indignations,
Et d'incompréhension
Arrêtons de dénigrer
Les jeunes écervelés.
Car certes, peu avaient entendu parlé
De Tignous, Cabu, Charb ou Honoré.
Mais oui, ils en font désormais partie,
De cette génération Charlie.

Maintenant (par Pauline)

Aujourd'hui, j'ai une autre vie, tout a changé !
Les décors, les personnages et le scénario !
Entourée, aimée, je vis dans un conte de fée,
Et cela tout les jours, mais que tout y est beau !

L'amour, le vrai s'est aussi invité ici,
Tout les jours, je vis cela comme dans un rêve.
Mon ami a permis à mon cœur de faire une trêve.
Je suis comblée et heureuse, quand il me sourit.

J'oublie aussi mes amis, toujours près de moi !
M'accompagnant dans cette dure réalité.
Je ne voudrais perdre pour au monde ces rois.

Aujourd'hui, j'ai une autre vie, tout a changé !
Pouvoir compter sur quelqu'un vous pensez que ce n'est vraiment rien ?
Détrompez-vous, ce n'est que votre plus cher bien !

Union éternelle sans amour par Maël

Chère amie,
Depuis longtemps je marche,
En votre compagnie.

A l'origine nos destins sont liés,
Nous sommes venus ensemble,
Nous partirons ensemble,
Pourtant, je n'ai de cesse de t'échapper.

Car tu es telle la rouille,
Tu nous ronges jusqu'à l'Os.
De sentiments tu nous dépouilles,
Dès lors, vivre devient un sacerdoce.

Il existe néanmoins un élixir
A tous tes effets nocifs.
Il se compose de joie et de rires,
D'une flèche tirée par un arc d'if

Ce remède on ne peut se le procurer.
C'est une chose qui doit nous être donnée.
Il régit les sentiments dans son trône de velours,
Il juge. Implacable. L'Amour.

Ma chère, ce remède est la quête de ma vie,
J'aimerai le brandir sous votre nez,
Puis profiter du temps qui m'est imparti,
Et enfin, une ultime fois vous retrouver.

Dévoiler par Léna L

Je veux que l'on lève ce voile
Qu'enfin on découvre cette toile
Ce visage toujours caché
Ces yeux qui semblent pétiller.

Je veux que l'on dévoile
Les femmes du monde entier
Aucun humain, même déterminé
Ne peut croire qu'un voile peut le protéger.

Ce sont les hommes faibles qui ont peur
Qu'une femme forte leur porte malheur
En détruisant leurs traditions moyenâgeuses
En décidant de se convertir en nageuses.

En demandant à ces femmes de se voiler
C'est comme pour dire "Propriété Privée" ?
Ou "Moi seul ai le droit de la regarder" ?
Certaines prétendent, solennelles
Que c'est un choix personnel...

"Je me respecte, je me sens belle,
Comme cachée derrière une ombrelle."
La "liberté" aurait donc pour étendard
un lourd, vulgaire et sombre foulard.

On ne dirait pas que ça vous enchante
Qu'une femme soit libre et indépendante.
Incapables de contrôler vos pulsions,
vous prenez comme excuse la "réputation"
Qui pour atteindre les portes du Paradis,
ne doit au grand jamais être ternie.

Selon le Coran, le livre saint des musulmans
la femme est comme une perle,
qu'il faut conserver précieusement.
Mais lorsque l'huître est fermée,
la perle ne peut exister.

Debout c'est l'heure (Par Lucie)

Debout c’est l’heure
Aujourd’hui n’est pas banal
Et je sais que tu sais
De quoi je parle

Debout c’est l’heure
Le soleil vient de se lever
Et il t’attend pour danser
C’est avec toi qu’il veut briller

Debout c’est l’heure,
Allume la lumière
Mets tes deux pieds à terre
Mouve toi avec ardeur

Debout c’est l’heure
Pas celle du changement
Mais celle où tout démarre
C’est le jour du grand départ

Debout c’est l’heure
Il y a quelqu’un à ta porte
Regarde qui vient toquer
« Bonjour je suis ta liberté »

Debout c’est l’heure
Pas une minute à perdre
Y’a ta vie qui t’attend
Mais ça ne sera pas le cas tout le temps

Debout c’est l’heure
Et je sais que c’est dur
De sortir du lit le pied
Quand on ne sait pas où aller

Debout c’est l’heure
« Mais elle est où l’aventure ?
Et si j’étais en fait
Juste au pied d’un mur ? »

Debout c’est l’heure 
Chasse loin tes cauchemars
Et regarde bien autour
Il ne fait pas si noir

Debout c’est l’heure
Celle d’affronter tes peurs
Naturellement ce n’est évident
Mais essentiel pour aller de l’avant

Debout c’est l’heure
Mais ne sois pas effrayée
Tu ne marcheras pas seule
On sera là pour t’épauler

Debout c’est l’heure
Accroche-toi, défends-toi
Et franchis les obstacles
Ce n’est pas le jour de la débâcle

Debout c’est l’heure
Et n’oublie pas ton courage
Non, ne sois pas pessimiste
Je sais qu’il est dans les parages

Debout c’est l’heure
L’heure de tout brûler
L’heure de se déchaîner
De ne rien se refuser 

Debout c’est l’heure
Et tu ne peux revenir en arrière
C’est maintenant que tout accélère
Et je sais que tu es prête

Tu es prête, je le sais
Car cela fait 18 ans
18 ans jour pour jour
Que tu prends ton élan

Alors debout c’est l’heure
A toi de tout donner
A toi de ne rien lâcher
Ton envol est imminent

Debout c’est l’heure
Voilà tes 18 ans
Vis avec fureur
Vis tant qu’il est encore temps

Debout c’est l’heure
Toi qui es si spéciale
C’est le moment de scintiller
Scintiller comme une étoile.

"Mal coiffé, mal rasé, mal sapé.."par Ludo

Mal coiffé, mal rasé, mal sapé;
Pourquoi j'irai pas déclamer dans leur quartier ?
Là où tous sont si bien habillés;
Là où pour faire tâche je n'ai qu'à respirer ?
Moi j'veux seulement leur gratter un peu de lumière;
L'inspi me venant en aide, il n'y a que ma plume qui est boursière;
Tout dans le culot, ça va bousculer leurs petites affaires;
Dans l'élan j'inviterai peut-être même des amis locataires;
Ca va leur en donner ça des sueurs froides;
"Qui sont ces étranges personnes qui se balladent ?"
Je les entends déjà piailler, ça fera un bruit de fond d'enfer;
Les smartphones seront comme toujours publicitaires;
Débouler en place publique tiens, j'vais pas m'en priver;
J'ai la voix enrouée, il ne restera que la maladie à simuler;
Au lieu de m'ignorer ils me fuiront même comme un virus;
On verra s'ils auront encore le temps de me lancer des rictus;
Ah, les gens de la haute, ben moi j'suis plus haut encore;
Léger comme l'air, tous les cadres sont mon décor;
Je ne parle pas des pingouins, bien sûr, mais des paysages;
Me roulant sur le sol, les pierres me font des massages;
Peu de moyens donc j'ai pas celui de "rester sage";
Venir slamer des vérités pour eux c'est un carnage;
Face à face, j'suis pas un visage dans un écran de télévision;
Votre bouffe moi je l'avale même un mois après la date de péremption;
Et vos cravates je les noue pour m'en faire des ceintures;
Ma fatigue s'affiche au grand jour, pas de crême sur la figure;
Malgré tout mes problèmes m'ont rendus patient, je vous aurai à l'usure.

Insurrection poétique par Léna L

La société nous martyrise,
Les clichés me scandalisent.
L'égalité, la parité
N'existent que sur le papier.

Toujours bleu et rose,
Mais pourquoi pas mauve ?
Toute ta vie, oses.
Lutte comme une fauve.

L'éducation, la Raison,
Devraient nous orienter
Pour ne pas que nous restions
Des citoyens demeurés.

On dit frapper les femmes avec des fleurs,
Jolie comptine enfantine.
Mais derrière ce geste, pourquoi tant de pleurs ?
Sûrement car elles ont des épines.

En 2015 et des poussières,
Il est bien loin le siècle des Lumières.
Mariages forcés,
Enfances volées,
Excisions,
Lapidations,
Qu'attendons-nous pour passer à l'action ?

« les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri »,expansion par Louise

Lorsque l’espérance a abandonné face à l’adversité du désespoir, que le ligne blanche ne peut plus libérer de la souffrance, que les phrases ne pansent plus les maux, que partout règne l’asphyxie du doute comme une peste accable une campagne ; lorsque la colombe tombe à la morsure du serpent et que la lumière vous frappe en plein visage mais ne vous aveugle plus, que les coups salvateurs sont semblables à des caresses, que la voix agonise dans la gorge et ne trouve plus la force de se battre pour se faire entendre, alors, et alors seulement, les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri.

Je n'écrirai pas de poème d'acquiescement par Tiffany

Développement de l’aphorisme « Je n'écrirai pas de poème d'acquiescement », par Tiffanie

Je n'écrirai pas de poème d'acquiescement. Je n'obtempérerai pas, ne capitulerai pas devant le monstre. La poésie est l'oxygène, le souffle de la vie, je ne l'associerai pas aux serviteurs de la mort, qui tuent ma terre éparpillée. Mains et plume demeureront refus et arme contre l'oppression du monstre. Poésie restera indomptée et maîtresse de l'esprit éclairé par la foudre. Le feu ne cessera de s'embraser de ma hargne que lorsque la ligne blanche apparaîtra, apaisera, soignera ma terre meurtrie par sang et larmes. Je n'adhérerai pas à la destruction de ma terre et à la folie sanguinaire du monstre. Si par mégarde une infime partie de mon esprit oscillait, que le tonnerre gronde, que la foudre frappe, que mon feu intérieur me consume et me tue sur place. Jamais. Jamais je n'écrirai de poème d'acquiescement.

Dernier combat de l’éternité par Emilie

Dans toute ta concupiscence
Je te regarde te mouvoir avec aisance
Un vertige m’étreint
Alors que doucement mon corps s’éteint.

Je me retrouve, pieds et poings liés
Ton regarde ne cesse de m’épier.
Je sens mon sang, qui tape mes tympans,
Mon corps est hurlant, tremblant et pantelant.

Perdue dans un gouffre sans précédent,
Mon corps plein de soubresauts incandescents.
Brûlure de mon corps, liquéfaction de mon âme.
Rien d’autre qu’une larme.

Tranchante, grisante et douloureuse,
C’est la lame de ta nature belliqueuse, prétentieuse.
Tu plantes en mon cœur malheureux,
Un chant trop audacieux, trop douloureux.

Ton couteau contre mes mots,
Tout mon sang à couler,
Depuis l’aube de l’éternité.

Avenir (Pauline)

Cette nuit j’ai rêvé à mon proche futur,
Serait-il meilleur ou pire que maintenant ?
Ainsi, dans tout ça, il n’y a rien de moins sûr,
Alors profitons et sauvons l’instant présent

La crainte (Lucie)

La crainte de se planter
La crainte de ne pas y arriver
La crainte de n’être rien
La crainte de ne pas voir demain

La crainte d’aller de l’avant
La crainte de mûrir
La crainte d’être un grand
Et la crainte de souffrir

La crainte de faire le grand saut
La crainte de mourir vierge
La crainte de cramer sa peau
Ou de rester blanc comme un cierge

La crainte d’aimer
Et que ce ne soit pas partagé
La crainte de finir à l’opposé
De ce qu’on avait souhaité

La crainte d’être aimé
La crainte de devoir refuser
La crainte d’être de trop
La crainte de ne pas être beau

Lucie

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Dans le lycée d'Lamballe (Lucie)

Dans le lycée d'Lamballe
Ya des jeunes qui arrivent
Dépêchés sur les rives
Des environs d'Lamballe
Dans le lycée d'Lamballe
Ya des jeunes qui travaillent
Pour tous rien n'a égal
Que la joie des r'trouvailles

Dans le lycée d'Lamballe
Ya des jeunes qui pleurent
Leurs rêves qui s'affalent
Et des amours qui meurent
Mais dans le lycée d'Lamballe
Y a des jeunes qui rient
Qui regorgent de vie
Brillent comme des étoiles

Lucie/Jacques Brel

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The rainbow battle (Elise)

Anne, ma sœur Anne
Si j'te disais ce que je vois venir...
Il te faudrait une canne,
Pour ne pas manquer défaillir.

Paris, la belle, la militante
Mère de tolérance, de différence et de romance,
Le 27 janvier revendique ses droits
Pour avoir enfin le choix
Du mariage ayant tant d'importance
Les rues grouillent de mécontents...

Ces braves défenseurs de l'égalité,
Affrontent des vieux chiens affamés sans moralité
Qui aboient des absurdités sans logique
Comme des hystériques.

Alors qu'ils s'aveuglent sur la voie des restrictions
Alors qu'ils s'enchaînent avec des absurdes traditions
Alors qu'ils s'entravent au règles de "décences"
(..)
Elise

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ELEMENTUM (Lucie)

De son éclat de feu,
Elle brille ma boussole,
Et dans sa course folle,
Illumine les cieux.

De son air aveuglant,
Elle transmet sa chaleur,
Peint le monde en couleur,
Créatrice du sang.

p
Une brise sans âge,
De cœur et d'âme chargée,
De son souffle salé,
Caresse mon visage.

Les murmures du vent,
Chatouillent mes oreilles,
Me content des merveilles,
Venues de lointains temps.

(..)
P
Elise

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Pression (Lucie)

Toutes les semaines à la même heure
Devant une table palpite notre cœur
Ces chiffres dans ce lieu ont tant de pouvoir
Qu’on a du mal à en dormir le soir

Quand les copies sont distribuées
A vos stylos, prêt, partez
Les notes dans ce lieu ont tant d’importance
Que le jour comme la nuit on y pense

Qui nie
Et contredit
Qu’on se fait trop de soucis
Pour réussir
Pour un avenir
Trop de pression on doit subir

(..) Lucie

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Victor Hugo-Horror (Lucie)

Poésie, poésie, poésie
La tienne est bien jolie Victor,
Mais j'ai pas envie de poèmes sur la mort,
Moi dans tes rimes je veux de la vie.

Je ne dis pas que je perds mon temps,
Mais j'ai autre chose à faire,
Le décompte ne s'arrête jamais malheureusement,
Tu sais comme le temps nous est cher.

Aussi courte qu'un rêve,
La vie est fragile et brève,
Un pas de travers on tombe,
Et on finit à jamais dans une tombe.

(..) Lucie

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Les Saisons (Elise)

Des horizons de velours blancs
Amour qui fleurit de nouveau
Pas de vent, soleil éclatant
« Bonbons ou un sort » pour seul mots.

Elise Cunniet-Robert

Conflit mélodique (Elise)

C'est quand il y a de la tension
Que j'aimerais jouer du violon,
Pour détendre l'atmosphère
Qui plane dans les aires.

La communication est primordiale
Quand un froid s'installe.
La musique fait l'arbitre,
Et quelque peu le pitre.

(..)
Elise

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La clef (Elise)

La clef est un petit objet métalliquement matériel d'une résistance passive avec des dents qui ne mordent pas. Bien qu'étant l'enfant chérie du serrurier, ce n'est qu'entre les mains de son utilisateur qu'elle acquiert sa véritable valeur. On n'y tient mais... il nous arrive de la perdre, de la cacher, de la jeter, de la chercher, de la trouver, de la donner et surtout de râler! On peut aussi la confondre car elle paraît identique à ses consœurs alors qu'elle est unique.

(..)
Elise

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Les cieux (Elise)

Je me sens libre,
Comme le Tibre
Qui des fonds marins,
A fait vivre les Romains.

Je plane dans les aires,
Tout me paraît soudain très claire.
Je vois même Zéphyr,
briller comme un saphir.
Zeus est là, devant moi,
Je m'incline devant le Roi.

Comment me sentir délivrée
De toute l'Obscurité
Qui me recouvre sans cesse,
Qui m'emplis de détresse?

Elise

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Mon amour à la dérive (Elise)

Devant ce brouillon,
Je désespère.

Où sont les mots justes?
Mon inspiration,
Voilà que je la perds...

Et mon buste?
Lui n'est plu droit,
A mon grand désarroi...

Où est ma confiance?
Tuée à force d'impuissance.

(...)
Elise

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La pièce d'aujourd'hui (Charles)

Ce n’est pas un cas
De vie ou de mort
Ce n’est pas une raison pour ne rien faire
Mais malgré ca, je lève le rideau

Ce n’est pas le cas de jouer encore
Que ce soit étrange ou éphémère
Personnages principaux ou secondaires

Ce n’est pas pourtant un chef d’œuvre
Où sil y en a cela est rare et seul
Jusque là
Mon rôle a été terne et
Veule

(..)
Charles

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Incondescent (un con décent/ incandescent) (Charles)

Auberge de jeunesse qui brûle
En autodafé
Te souvient tu soldat
De ces flambeurs à moto
Qui risquent leur cou/coups
Ces flammes sur leur capo
Sacrés marmots

Sur nos jambes d’allumettes
Et notre corps de briquet
Nous passions à tabac
Nos plus folles espérances
Et consumions notre dépendance
A cette flamme intérieure
Qui nous ronge encore

(..)

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Libre ? (Léna)

De 4 à 18 ans, nous allons à l'école
Pour papa, pour maman, nous évitons les colles
La société te dit : apprend et construit toi
Tandis que cette vie, ne te profite pas
Nous sommes libres. Mais est-ce réélement ce que tu crois?
Nous ne sommes libres que d'obéir à la loi!

18 à 60 ans, monde du travail t'attend
Pour papa, pour maman, ta femme et tes enfants
La société te dit : entre dans le système
Tandis que cette vie à présent n'est plus la tienne
Nous sommes libres. Mais est-ce réélement ce que tu crois?
Nous ne sommes libres que d'obéir à la loi!

(..) Léna

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La chasse (Léna)

La chasse

Le plaisir de chasser
De sentir le sang couler
Et la vie s'écouler

L'odeur du matin
De l'aube avant la fin
Le chasseur a faim

Le massacre muet
La proie qui repose en paix
Le chasseur se repaît

Léna

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Maman (Léna)

En plein coeur de l'hiver
Me sourit le printemps
Tu brises l'atmosphère
Juste en me regardant

Toi qui veille sur ma vie
Depuis ma tendre enfance
Je te vois aujourd'hui
Malgré toute cette distance

Milliards de kilomètres
Qui te séparent de moi
Ma lune et ma mère
Je ne vis plus que pour toi

Léna

Ma volonté (Ludovic)

La vie lui a rabâché les mêmes choses depuis l'enfance;
Des messages subliminaux sur le fait que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes chances;
On l'invitait à jouer à la dînette ou la poupée;
La regardait d'un mauvais œil lorsqu'elle louchait sur un jouet ninja ou guerrier;
A la télé les combattantes avaient toujours été éduquées par un père qui voulait un fils;
Alors que les autres étaient potiches et ne terminaient pas un film sans qu'on leur demande un kiss;
"Le foot c'est pour les gars;
La marelle c'est mieux pour toi;"
Son caractère s'est forgé en conséquence de ces phénomènes;
Elle fait comprendre aux autres que ses projets elle les mène elle-même;
Positionnée, les années défilent, sa réflexion avec;
Ses ailes s'ouvrent, bonjour les prises de bec;
Malgré les remarques répétées elle n'a pas envie de mettre des collants;
Et comprend vite qu'elle n'est qu'un trophée à gagner pour certains types collants;
Envers et contre tous son existence se tissera selon ses envies;
La femme qu'elle devient aura un enfant par désir pas parce que c'est écrit;
Ce corps lui appartient gare aux cons qui s'en croient propriétaires;
Elle a du répondant ne donne pas son numéro dès qu'on lui paye un verre;
"C'est pas la mer à boire" dit-elle lorsqu'une épreuve se profile;
Pour le job qui luit plaît elle assume son sexe et son profil;
Combat en continue le second rôle qu'elle se coltine;
Choisit comme exemples les demoiselles qui officient dans la marine;
Elle l'affirme, "ma volonté a de quoi menacer l'égalité;
Parce que je vais y aller tellement fort que le rapport va s'inverser

Ludovic

Avenir (Pauline)

Cette nuit j’ai rêvé à mon proche futur,
Serait-il meilleur ou pire que maintenant ?
Ainsi, dans tout ça, il n’y a rien de moins sûr,
Alors profitons et sauvons l’instant présent

A mes ami(e)s (Pauline)

A toi et ton humour qui est si légendaire.
A toi et tes cheveux si tentant pour jouer.
A toi, qui nous manques, mais c’est si nécessaire.
A toi, qui ne le laisseras jamais tomber.

A toi, sans qui il n’y aurait pas de banzouille.
A toi, le chat que je voudrais bientôt revoir.
A toi, qui, sans mes grands-parents, je ne peux voir.
A toi, dont je ne verrais plus jamais la bouille.

A toi, le premier à influencer ta copine
A toi, que je connais depuis que tu es née.
A toi, le mélange entre la chatte, le panda, la lapine.

A toi, qui ne laisse personne t’approcher.
A toi, même si tu n’es pas toujours très fine.
Et à moi, car sur vous je peux toujours compter.

Printemps (Pauline)

L’odeur de l’arrivée des cigales flotte dans l’air,
Pendant que leur cousine, la travailleuse fourmi, les nomment stupides chanteuses.
Car dès l’arrivée de l’hiver, elles iront lui quémander quelques vers,
Mais rien ne l’empêchera de chanter cet été, de sa voix merveilleuse.

Le goût de leurs chants me brûle la langue,
Comme autant de petits hérissons dansant à leurs côtés.
Les jeunes et frêles jonquilles, à ces mouvements, tanguent,
Mais le grand chêne est là pour les abriter.

De la pulpe de mes doigts, je touche ce sont si mélodieux,
Tout en oubliant la froide sensation de l’hiver.
Ainsi, je suis réchauffée de l’intérieur, et tout, dans mon corps redevient harmonieux.
Et pour mieux en profiter, je m’allonge à terre.

J’entends alors, le bruit de l’herbe verte de la clairière ;
Elle me susurre doucement d’autres couleurs à venir,
L’écarlate du coquelicot, le mauve de la violette et le jaune de la primevère.
Je m’imagine alors quelques événements que je vois venir.

Celui du bruit de la main de mon ami dans la mienne,
Les corps dans l’herbe de cet endroit,
Je me rappelle alors que tu es là avec moi.
Et alors loin de moi s’envole toutes mes peines

Les vieilles (Paul)

les vieilles nones chafouines
au abord des caveau
revêtues de leur vêtements d'érmines
elles partent

les calvaires délivrent leurs sorts
et partout au dehors,
tombent les larmes du crimes
elles avances au grès de leurs déambulation pantomimes

pendant des heures
les douze corps se meuvent
implorant pénitence, elles se meuvent
mais ce n'est que le début de la guerre

en ce jour de juin 1915
douze femmes pleuraient leurs enfants,
et ne plus pouvant vivre sans eux,
établirent de restaurer leur foi
et marchèrent vers l'ouest
en maudissant tout ce sang